FEB Communiqué de presse
28 novembre 2022
 
 
 

Accord salarial du gouvernement Vivaldi : un mauvais signal et une réponse insatisfaisante aux véritables défis

Le gouvernement fédéral vient de se mettre d’accord sur une proposition de médiation concernant l'enveloppe bien-être et la norme salariale. Il est trop tôt pour une réaction sur le fond car il faut d'abord attendre les textes concrets, mais sur la base des premières informations, voici une première réponse.

Il est positif que la norme salariale soit fixée à 0%. Avec une perte de compétitivité de 5,7% par rapport aux pays voisins, c'était le moins qu'on pouvait faire. Mais d'un autre côté, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) est déçue par les mauvais signaux envoyés :

  1. Apparemment, plus la crise de compétitivité est profonde, plus les primes autorisées sont élevées. Nous traversons en effet la crise de compétitivité la plus sévère depuis des décennies, qui affectera inéluctablement la création d'emplois, et le montant des primes uniques est relevé.
  2. Dans le haut de l'échelle, des exceptions sont autorisées pour un nombre limité d'entreprises plus performantes, mais à l'inverse, aucune exception n'est prévue pour la grande majorité des entreprises qui éprouvent de plus en plus en difficultés.
  3. Le dérapage structurel des coûts salariaux n'est pas du tout freiné. La réduction ‘temporaire’ des charges pendant 6 mois en 2023 est une bulle d'oxygène bienvenue pour aider à résoudre un problème temporaire de trésorerie, mais elle n'apportera pas de solution structurelle.

En ce qui concerne l'enveloppe bien-être, des ajustements ont été apportés à juste titre au niveau des allocations de chômage, afin que le travail soit plus rémunérateur que l’inactivité.

« Fixer la norme salariale à 0% est déjà un signal important. Cela permet d’éviter une augmentation générale des coûts salariaux pour l'économie. Mais les primes uniques envoient un message erroné. Alors que la crise de compétitivité fait rage plus que jamais, on permet aux syndicats d'exiger des primes plus élevées que lors de crises précédentes moins aigües. Il s'agit là d'un signal incompréhensible. Notre pays a maintenant besoin d'un pacte de compétitivité audacieux qui réduise notre handicap salarial de 16% afin de ne pas mettre en péril l'emploi dans notre pays », conclut Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

 

Photo © Belga

 
 
COMMUNICATION & EVENTS
28 NOVEMBRE 2022
 
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Porte-parole des entreprises de Belgique, la FEB représente – au travers d’une quarantaine de fédérations sectorielles membres – plus de 50.000 petites, moyennes et grandes entreprises. Ensemble, elles assurent 75% de l'emploi dans le secteur privé, 80% des exportations et 2/3 de la valeur ajoutée créée en Belgique. Seule coupole d’employeurs au niveau interprofessionnel, la FEB représente les entreprises des trois Régions du pays.
 
 
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