Transition énergétique : une transformation de l’ENSEMBLE de l’industrie

La transition énergétique des industries manufacturières est indispensable pour diminuer drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre responsables des changements climatiques. Ces industries sont bien conscientes de cette nécessaire (r)évolution ainsi que des défis économiques et technologiques qu’elle entraîne. Et elles ne restent pas inactives, que du contraire : elles s’y préparent, se fixent des objectifs et envisagent des scénarios de transformation en vue de diminuer leur impact direct – provenant de leur processus de production - sur le climat. Une tâche exigeante et complexe. 


Pieter Timmermans, CHIEF EXECUTIVE OFFICER
21 June 2022

Comment tous ces secteurs voient-ils la transition énergétique et quels défis et obstacles rencontrent-ils ? C’est précisément pour cataloguer ces questionnements et pour y répondre dans la mesure du possible que la FEB a organisé une table ronde réunissant de nombreux acteurs industriels. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’Horizon Belgique 2030, le plan d’avenir que la FEB et ses fédérations sectorielles membres ont élaboré pour faire de la Belgique « un pays stable et efficace, où il est rentable d’entreprendre et agréable de travailler et de vivre ». L’événement était rehaussé de la présence de la ministre du Climat, de l’Environnement, du Développement durable et du Green Deal Zakia Khattabi et du secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques Thomas Dermine.

Une volonté déjà bien ancrée

Aujourd’hui, nos industries sont encore trop souvent réduites par certains à la pollution qu’elles engendrent. Or ce sont elles qui, d’une part, génèrent de l’emploi, de la valeur ajoutée, des progrès technologiques et de la richesse. Cela, on l’oublie trop souvent. Ce sont elles aussi qui, d’autre part, développent DÉJÀ de plus en plus de produits performants permettant de diminuer l’empreinte carbone du citoyen.

Les industries participantes ont en tout cas montré leur volonté d’opérer cette transition tout en faisant remonter une série de questionnements quant aux possibilités technologiques et à la maturité des technologies. Mais bien d’autres aspects ont fait l’objet de discussions : les réseaux (électrique, CO2 et hydrogène), la présence en suffisance d’électricité et de vecteurs énergétiques bas ou zéro carbone à des prix compétitifs, les coûts d’investissements et les stratégies des gouvernements par rapport à ces coûts, les importations ou encore le modèle de marché autour de la capture du CO2.

Chaque idée, chaque action est utile...

… et contribue(ra) à rendre les efforts et les investissements plus supportables. Car si l’industrie manufacturière met en place des stratégies de transition, ce n’est pas pour autant qu’elle n’a plus de doutes, qu’elle ne se questionne pas sur la « meilleure alternative » à mettre en place, ou qu’elle n’est pas confrontée à de nombreuses incertitudes de diverse nature.

Tout comme le citoyen compte sur l’industrie pour mettre des produits plus verts sur le marché, l’industrie manufacturière compte également sur le soutien d’autres industries pour l’aider à trouver des solutions. Une entreprise toute seule ne peut utiliser de l’hydrogène que si un réseau peut le lui amener et un fournisseur le lui fournir. Les interactions entre nos différents secteurs industriels sont donc importantes pour assurer la transition de l’ensemble de notre industrie.

De cette table ronde particulièrement enrichissante et inspirante, je retiens donc avant tout qu’il est indispensable d’agir ensemble : industries manufacturières, industries fournisseuses de solutions pour ces industries et monde politique. Ce n’est qu’ensemble que des solutions concrètes pourront être apportées. Le dialogue doit rester ouvert dans le cadre d’une véritable vision et stratégie industrielle du pays, intégrant complètement la nécessité de la transition énergétique. Une telle vision intégrée doit être développée au plus vite et être le fruit d’interactions fortes entre politique et industries.

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