Creating value for society, au cœur du SDG Forum

Il y a six ans, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait 17 Objectifs de développement durable (ODD) visant un « avenir meilleur et plus durable pour tous ». Pour la première fois, ses 193 pays membres établissaient tous ensemble des interconnexions étroites entre défis économiques, environnementaux et sociaux de ce siècle : pauvreté, inégalités, changement climatique, dégradation de l’environnement, prospérité, paix et justice, etc.


Pieter Timmermans, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
06 octobre 2021

À l’occasion de la 6e édition du SDG Forum (Bruxelles) de ce 5 octobre, en présence de la ministre Khattabi, un débat sociétal regroupant employeurs, ONG, syndicats et jeunes a eu lieu, où les questions suivantes ont été abordées. Les constats environnementaux sont-ils partagés ? Quels sont les points d’action ? Va-t-on atteindre ces ODD ? Quels sont les rôles des parties prenantes ? Le COVID a-t-il freiné l’atteinte des ODD ?

La question porte désormais sur le « comment »

Le constat est commun à nous tous, qu’on se le dise ! Oui, le changement climatique, la perte de biodiversité, les guerres, les inégalités sont des dangers pour notre économie et notre société… De même, il y a un consensus unanime sur la pertinence de l’objectif à atteindre. Il est clair et a été défini au niveau européen avec le Green Deal ! Le débat est clôturé, on est dans la phase de la mise en œuvre du très ambitieux objectif de « neutralité carbone » européenne à l’horizon 2050.

La question n’est donc définitivement plus « why » et « what » mais bien « how » ? Comment réaliser la transition ? Et c’est sur la façon dont on va la mener à bien que se concentrent encore souvent les discussions. Car toute politique a des conséquences environnementales, économiques et sociales. Il est loin le temps où tout se traitait en « silo », où les politiques environnementales étaient bien séparées des politiques sociales, fiscales ou économiques… Prenons le climat et l’énergie, par exemple. La difficulté est de concilier des objectifs différents : à savoir la sécurité d’approvisionnement, le contrôle des prix pour notre compétitivité et la réduction des gaz à effet de serre.

C’est pour cela qu’il est important que les décisions politiques, d’une part, soient basées de façon scientifique (pas de pseudo-solution populaire pour scorer aux prochaines élections) et, d’autre part, répondent au principe de proportionnalité (coûts/bénéfices/contrôles).

Tous ensemble

La complexité et la multidisciplinarité des décisions impliquent la collaboration indispensable entre tous les acteurs de la société : le législateur bien entendu, les scientifiques, les entreprises et la société civile. La confiance et le partage des expertises sont indispensables en vue d’avancer et surtout de prendre les bonnes décisions.

Responsabilité collective ou individuelle ? La réponse est évidente : la responsabilité est double. Mais dans les faits, il est plus facile pour les politiques de légiférer au niveau des entreprises que de responsabiliser l’individu ou parfois même de prendre leurs propres responsabilités.

La crise du COVID a porté un coup de recul à plusieurs ODD, l’ODD 3 (good health and well being) et l’ODD 8 (decent work and economic growth) entraînant dans leur chute les autres ODD sociaux et économiques. Seuls quelques ODD environnementaux ont bénéficié, de manière temporaire, du ralentissement des activités économiques et de l’immobilité mondiale soudaine.

La FEB, partenaire de travail et de confiance

Comme déjà évoqué, les défis sont majeurs et la hauteur de la tâche est parfois décourageante. Ne cédons toutefois pas à l’anxiété ou à la panique. Car le tableau comporte des notes positives ! Chaque année, l’ONU publie un rapport sur les avancées de chaque pays en matière de développement durable. La Belgique était classée 11e en 2020 et est même montée à la 5e place mondiale en 2021, prouvant ainsi qu’elle pouvait réussir (et peut-être mieux que d’autres) à mitiger les effets de la pandémie mondiale. Le rapport de l’ONU fait l’état des ODD (challenges majeurs, significatifs, restants et atteints) mais aussi de la tendance observée (décroissante, stagnante, modérée ou « on track »). OK, tout n’est pas parfait, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Dans ces débats sociétaux qui nous animent, la FEB reste un partenaire de travail et de confiance dans la mise en place de politiques durables équilibrées. Faut-il le rappeler, nous avons été, déjà en 2018, élus « SDG Voice », comme ambassadeurs du bien-fondé de l’Agenda 2030. Notre nouvelle vision « Creating Value for Society » définie en 2020 en témoigne, nous voulons définitivement faire partie d’une société en transition volontaire pour aborder les défis de notre temps. Par une approche ambitieuse mais réaliste. Par une approche de solutions et non de slogans.

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Un environnement entrepreneurial optimal est essentiel à une économie saine et à une croissance durable. La FEB entend contribuer à la création et au maintien d'un tel environnement, notamment en suivant attentivement tous les dossiers qui touchent de près la vie des entreprises. Voici, regroupés sous 18 thèmes, les dossiers sur lesquels elle concentre ses réflexions et initiatives.


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