Les ministres de l'Énergie s'engagent dans la lutte contre les prix élevés de l’énergie

Les 27 ministres de l'Énergie de l'UE espèrent une baisse de la consommation d'électricité aux heures de pointe en hiver, un prix maximal pour l'électricité à émissions réduites (ou nulles), une cotisation de solidarité pour les centrales électriques au gaz et un soutien financier pour les fournisseurs d'énergie en difficulté. Ils veulent ainsi atténuer l'impact des prix élevés persistants de l'énergie.

 


Sebastiaan Marien, CENTRE DE COMPÉTENCE ÉNERGIE, CLIMAT & MOBILITÉ
13 septembre 2022

Il y a environ un an, la hausse des prix du gaz a commencé. La première raison de cette hausse, encore progressive à l'époque, était la crainte d'une pénurie de gaz naturel due à la demande croissante en Chine. En février 2022, l'invasion de l'Ukraine par la Russie a entraîné une nouvelle augmentation importante et soudaine. Et ces dernières semaines, le prix a encore augmenté parce que la Russie a fortement réduit ses livraisons de gaz vers l'Europe. Les prévisions antérieures de stabilisation, de normalisation ou de baisse du prix du gaz ne se sont pas confirmées. Par conséquent, plus personne ne semble vouloir s'aventurer à prévoir l'évolution du prix du gaz. Une nouvelle augmentation, à l'approche de l'hiver, n'est donc pas à exclure.

En raison de la manière dont notre marché de l'électricité est organisé (l'unité de production la plus récente - dans notre cas, très souvent les centrales à gaz qui doivent maintenant fonctionner avec du gaz naturel très cher - détermine le prix de l'électricité), le prix élevé du gaz entraîne immédiatement un prix élevé de l'électricité. 

Les entreprises et les familles sont donc touchées par les prix élevés du gaz et de l'électricité, et on ne sait absolument pas quand cette situation reviendra à la normale. Les ministres européens de l'Énergie se sont donc réunis pour élaborer des mesures d'urgence. Ils ont décidé de veiller à :

- la réduction de la consommation d'électricité aux heures de pointe en hiver,
- un prix maximum pour les énergies renouvelables et nucléaire,
- l'écrémage des surplus de bénéfices des producteurs d'électricité renouvelable et nucléaire pour financer une cotisation de solidarité pour les centrales fossiles, et
- une aide financière pour les fournisseurs d’énergie.

Notre pays a également insisté pour que le prix de tout le gaz fourni à l'UE soit plafonné, afin de réduire la différence de prix avec les marchés du gaz ailleurs dans le monde. La Commission européenne doit maintenant élaborer une proposition en ce sens.

Malheureusement, rien n'a été convenu concernant la commercialisation des quotas d'émission de la réserve de stabilité du marché (RSM). Pourtant, des droits d'émission supplémentaires réduiraient leur prix et pourraient modérer le prix de l'énergie. 

FEB - Nous recevons des signaux d'entreprises et de ménages pour lesquels la facture énergétique est trop élevée. Les entreprises envisagent de réduire ou d'arrêter complètement la production et de plus en plus de familles craignent de ne plus pouvoir joindre les deux bouts. Les propositions européennes pour gérer la crise n’arrivent donc pas trop tôt. Par ailleurs, nous espérons également des mesures de soutien de la part de nos gouvernements. Le cadre de crise temporaire élaboré par l'Europe dès mars dernier est un guide approprié à cet égard.

Photo ©belga

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