Plan d’Investissement: un excellent pas en avant, mais élargissons encore l’effort d’investissement du PRR

Le Plan national pour la reprise et la résilience (PRR) pour la Belgique a été déposé aujourd’hui auprès de la Commission européenne. L’objectif est d’obtenir l’octroi de 5,9 milliards EUR de subsides européens pour des projets d’investissements (surtout) publics en Belgique. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) se réjouit de cet effort important pour améliorer la qualité de l’infrastructure en Belgique et stimuler la relance économique. Elle constate néanmoins que des 140 projets mis en avant par le secteur privé, une large majorité n’a pas pu être retenue ; souvent, ces projets privés ne peuvent pas être subsidiés à cause de la politique de concurrence européenne. La FEB demande que dans les mois à venir tout soit fait pour soutenir un maximum ces projets d’investissement, contributeurs aux objectifs du Green Deal. De nombreuses possibilités restent en effet ouvertes, telles que l’octroi de prêts via la “Recovery and Resilience Facility” (RRF), via le Fonds de transformation élaboré par le ministre des Finances, ou encore la possibilité d’obtenir des prêts auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI). La FEB demande également que plus d’attention et de soutien soient accordés aux possibilités pour le secteur financier belge, de soutenir ses efforts d’investissement en élargissant, e.a., les possibilités de conclure des Partenariats Public-Privé (PPP) et en lançant des fonds d’investissements en infrastructure ouverts à la participation des acteurs du secteur financier belge. Le PRR est une bonne première étape vers la relance, mais il est à présent crucial qu’il soit accompagné d’un soutien plus large à l’investissement pour renforcer nos infrastructures et réussir la transition vers une économie plus verte et plus digitale.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
30 avril 2021

La nécessité d’investir massivement

Depuis plusieurs décennies, la Belgique est caractérisée par un niveau d’investissements publics structurellement bas. À l’heure actuelle, les investissements publics constituent seulement 2,6% du produit intérieur brut (PIB) de la Belgique alors que la moyenne de l’ensemble des pays de l’Union européenne s’élève à 3,4%. Le nouveau gouvernement belge semble conscient de ce problème et s’est engagé à élever le niveau de ce type de dépenses à 3,5% du PIB en 2024 et à 4% en 2030.

Le plan de l’Europe

Ce 30 avril 2021, la Belgique a déposé, pour approbation, son Plan national pour la reprise et la résilience (PRR) auprès de la Commission européenne. Dans le but d'atténuer l'impact économique et social de la pandémie de coronavirus et de rendre les économies européennes plus durables, résilientes et mieux préparées aux défis que constituent les transitions verte et numérique, l’Union européenne s’est dotée d’un plan de relance et de résilience (dont la mise en œuvre s’effectuera en grande partie via la “Recovery and Resilience Facility - RRF”). Dans le cadre de ce plan européen, les États membres ont l’opportunité de bénéficier de subsides européens, d’une part, et d’obtenir des prêts à taux avantageux, de l’autre. Ces aides seront accordées à condition que les engagements pris par les différents États membres soient respectés, dont le dépôt d’un Plan national pour la reprise et la résilience auprès de la Commission européenne pour le 30 avril 2021.

Le PRR belge

Via le RRF, ce sont plus de 5,9 milliards EUR qui devraient être injectés, sous forme de subsides européens, dans l’économie belge. Dans le PRR confectionné par les autorités belges, les projets d’investissement qui ont été sélectionnés ont été classés en cinq grandes catégories : 1. Climat, durabilité et innovation ; 2. Transformation numérique ; 3. Mobilité et travaux publics ; 4. Social et vivre ensemble ; 5. Économie du futur et productivité. La FEB se réjouit de la concrétisation de ce plan de relance, qui, dans le cadre des investissements au niveau fédéral et régional, sera une opportunité de soutenir l'économie par le biais d'investissements publics et fournira également un point d'ancrage pour les investissements privés.

Beaucoup de projets émanant du secteur privé

Rappelons que lors de l’appel à projets lancé par le gouvernement l’année dernière, la FEB avait collecté et transmis aux autorités belges plus de 140 projets d’investissement émanant du secteur privé. Cela démontre tout l’enthousiasme du secteur privé à prendre part à la relance de notre pays. La majorité de ces projets n’a malheureusement pas été retenue dans le volet ‘Subsides’ du RFF au vu des règles de la politique de concurrence européenne (interdiction d’accorder des aides d’État aux entreprises).

La FEB demande donc que dans les mois à venir tout soit fait pour soutenir un maximum ces projets d’investissement. De nombreuses possibilités restent ouvertes, telles que l’octroi de prêts via le Recovery and Resilience Fund (RRF), via le Fonds de transformation élaboré par le  ministre des Finances, ou encore la possibilité d’obtenir des prêts auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI).

La FEB demande également que plus d’attention et de soutien soient accordés aux possibilités pour le secteur financier belge de soutenir cet effort d’investissement e.a. en lançant des fonds d’investissements en infrastructure ouverts à la participation des acteurs du secteur financier belge et en élargissant les possibilités de conclure des Partenariats Public-Privé (PPP).

Plus de place pour les Partenariats Public-Privé (PPP)

En effet, le recours à des instruments tels que les partenariats public-privé, les fonds d’investissements en infrastructures ou encore les garanties (partielles) d’État pourrait permettre une répartition claire et transparente des risques en plus d’élargir les possibilités d’investissement des gouvernements et de contribuer à la fourniture de biens sociaux à la population. Le secteur financier belge est enthousiaste à l’idée de participer au redressement de notre économie et possède les liquidités nécessaires à la réalisation des financements publics pour la mise en place d’un effet de levier.

« Le Plan pour la reprise et la résilience est un bon signal concernant la nécessité d’investir dans notre pays et ce, afin d’engendrer plus de prospérité et de bien-être à long terme. Il s’agit également d’un bon exemple de collaboration fructueuse entre le fédéral et les régions qui permettra à notre pays de s’adresser d’une seule voix à l’Europe.

Mais il y existe des possibilités pour encore renforcer l’effort d’investissement en infrastructure et dans ce but-là, je lance un triple appel :

-          Essayons de réaliser le maximum des 140 projets mis en avant par le secteur privé belge en mobilisant plus de financements via tous les canaux disponibles (Fonds de transformation fédéral, Fonds d’investissements régionaux, volet ‘Prêts’ du RRF, BEI, …)

-          Impliquons plus le secteur financier belge à travers l’instauration d’un climat plus favorable aux partenariats public-privé et via la mise en place de fonds d’investissements en infrastructure plus importants et plus adaptés aux besoins du secteur financier belge.

-          Créons un comité de suivi regroupant le fédéral et les régions pour le suivi de la mise en œuvre du ce plan.

La FEB fera des propositions concernant ces points aux autorités concernées. » conclut Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

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