Actions syndicales : nier les problèmes ne résout rien !

À l’heure où nous sommes confrontés à une poussée d’inflation sans précédent et à une quatrième vague de la pandémie de coronavirus, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) ne comprend pas que les syndicats choisissent d’organiser une manifestation de masse et de repartir en guerre contre la norme salariale qui protège notre compétitivité et nos emplois. La mise à l’arrêt du pays par des actions et des manifestations ne fait que compliquer la reprise économique et n’aide personne.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
06 décembre 2021

Les syndicats justifient leur action d’abord par le fait qu’ils estiment que le droit de grève est menacé. La FEB respecte l’autonomie syndicale d’organiser des actions collectives, ainsi que la liberté d’association et d’expression qui s’applique à tous les citoyens et organisations. L’organisation d’employeurs souligne toutefois, sur la base de la jurisprudence et des accords (inter)nationaux, que le droit de grève n’est pas absolu. Aucun droit n’est d’ailleurs absolu.

Ensuite, les syndicats descendent dans la rue pour s’opposer à la loi sur la norme salariale de 1996. Dans les circonstances actuelles, c’est ignorer complètement la réalité. Les dernières décennies ont clairement montré que la combinaison de taux d’inflation élevés et du système d’indexation automatique des salaires constitue un cocktail particulièrement explosif. Après 1974 (crise pétrolière), 1982 (dévaluation), 1996 (loi sur la norme salariale) et 2008-2010 (crise financière), nous nous trouvons à nouveau aujourd’hui dans une situation dangereuse où la spirale auto-renforcée et néfaste salaires-prix (une forte inflation entraîne une forte indexation des salaires, qui entraîne à son tour une inflation plus élevée, et ainsi de suite) menace d’apparaître.

C’est pourquoi la FEB a déjà appelé la semaine dernière les partenaires sociaux et le gouvernement à examiner à court terme les mesures possibles pour briser cette spirale infernale salaires-prix et à voir quels mécanismes d’ajustement provisoires peuvent être utilisés, comme le prévoit la loi de 1996.

Enfin, la FEB estime totalement irresponsable de réunir autant de monde en pleine quatrième vague de coronavirus, alors que les mesures sanitaires ont précisément pour objectif de réduire les contacts entre les personnes.

« Notre réponse à ces actions syndicales est très claire. Elles sont totalement injustifiées en termes de timing et leur message nie les problèmes. Si les syndicats veulent mettre fin à la norme salariale et préfèrent des négociations salariales totalement libres, les employeurs n’y voient aucune objection. Il faut donc choisir entre la loi sur la norme salariale et l’indexation ou pas de loi sur la norme salariale et pas d’indexation non plus. Au lieu de nier les problèmes et de les reporter comme par le passé, nous appelons les syndicats à engager un dialogue afin d’éviter une crise de compétitivité. Mieux vaut prévenir que guérir », conclut Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

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