Réaction après l’interruption de la concertation salariale par les syndicats

Après que les syndicats aient annoncé l’échec de la concertation salariale le 27 avril, les organisations patronales réunies au sein du Groupe des Dix (FEB, UCM, Unizo et Boerenbond) ont tenu une conférence de presse numérique commune.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
28 avril 2021

Le 13 avril, après une concertation approfondie avec les partenaires sociaux, le gouvernement a proposé un cadre pour ramener ceux-ci autour de la table des négociations. Tant les employeurs que les syndicats ont approuvé cette note de départ constituée de 3 parties. Premièrement, le gouvernement a défini le contenu de l’enveloppe bien-être (soit un montant de 700 millions EUR pour augmenter les allocations sociales) et il a accordé aux partenaires sociaux un délai jusqu’au 19 avril pour proposer des modifications à l’unanimité. Deuxièmement, il a fixé la norme salariale à 0,4% en sus de l’indexation automatique de 2,8% et demandé aux partenaires sociaux de conclure avant le 1er mai une CCT portant sur une prime coronavirus unique et non récurrente en faveur des travailleurs des entreprises qui ont enregistré de bonnes performances. Enfin, dans sa note, le gouvernement appelait les partenaires sociaux à conclure des accords dans une série d’autres dossiers, sans prendre de décision lui-même ni fixer de délai.

En dépit de quelques questions et inquiétudes, les employeurs ont adopté une attitude constructive dans le premier dossier de la note de départ, à savoir la répartition de l’enveloppe bien-être, ce qui a abouti à un accord unanime le 19 avril.

Cependant, le banc patronal a été extrêmement surpris lorsque le 20 avril, le lendemain de l’accord sur l’enveloppe bien-être, les syndicats ont donné une interprétation très libre de la note de départ du gouvernement. Soudain, il ne fallait plus trouver un régime pour les entreprises qui ont enregistré de bonnes performances malgré la crise, mais les secteurs devaient être entièrement libres de déterminer quelles entreprises peuvent accorder une prime unique et pour quel montant, le tout en sus de la norme salariale de 0,4% + 2,8% d’indexation. En d’autres termes, la règle générale visant à protéger la compétitivité et donc l’emploi, à savoir la norme salariale, devenait l’exception, et l’exception concernant un nombre limité d’entreprises devenait la règle générale. De plus, les syndicats exigeaient une révision de la loi sur la norme salariale et liaient un éventuel accord à une augmentation des salaires minimums et à un régime pour la fin de carrière. Pourtant, les employeurs avaient proposé, en cette période économique particulièrement difficile, d’octroyer une prime coronavirus exceptionnelle aux travailleurs des entreprises qui ont enregistré de bonnes performances pendant la crise et ils en avaient défini les premiers contours. Ils ont malgré tout dû constater que les syndicats n’ont à aucun moment voulu discuter du contenu.

Le 27 avril, les syndicats ont annoncé l’échec de la concertation salariale. Les organisations patronales comptent désormais sur le fait que le gouvernement exécute la décision relative à la norme salariale de 0,4% afin que la sérénité puisse revenir rapidement. Les employeurs espèrent que des accords sociaux pourront à nouveau être conclus dans un avenir proche.

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