Les employeurs danois et belges plaident pour un dialogue social renforcé au sein d’un marché du travail actif

Profitant de la visite au Danemark de S.M. le roi Philippe de Belgique, les organisations d’employeurs belge et danoise ont signé, le 26 octobre 2021, une Déclaration commune sur le marché du travail actif et sur l’importance d’un dialogue social constructif.


Annick Hellebuyck, CENTRE DE COMPÉTENCE EMPLOI & SÉCURITÉ SOCIALE Olivier Joris, CENTRE DE COMPÉTENCE EUROPE & INTERNATIONAL
27 octobre 2021

Cette visite royale était destinée à examiner, avec nos différents ministres de l’Emploi, les réformes qui ont été mises en place au Danemark dans le but d’améliorer le taux d’emploi (DK 77,8%, contre BE 70%), combinant marché du travail flexible, politiques proactives d’accès à l’emploi, apprentissage tout au long de la vie et forte protection sociale.

Pieter Timmermans, CEO de la FEB, et Jacob Holbraad, CEO de DA (Confédération des employeurs danois), ont pointé les nombreux défis communs auxquels les entreprises des deux pays sont confrontées, en particulier dans le domaine des qualifications. Le manque de main-d'œuvre qualifiée est une menace sérieuse pour la reprise actuelle et une situation à laquelle il faut faire face tant au niveau national qu'européen. Si l’Union européenne a un rôle important à jouer pour assurer la circulation fluide des travailleurs au sein de l'UE et l'accès à une main-d'œuvre qualifiée en provenance de pays tiers, les pénuries de qualification ne se résoudront au niveau national que par une approche multidimensionnelle. Il est utile, à cet égard, de s’inspirer mutuellement des bonnes pratiques développées au niveau national, régional et local.

Ils ont ensuite tenu à souligner la plus-value des accords signés dans le cadre du dialogue social. Ceux-ci doivent être impérativement respectés, parfois mieux respectés, par les autorités nationales et européennes.

Enfin, ils ont regretté que l’UE élabore des directives de plus en plus détaillées en matière de droits sociaux, sans suffisamment tenir compte des nécessités de l’entreprise, en termes de coûts, d’organisation du travail et de charge administrative. Les projets de Directive sur le salaire minimum et sur la transparence salariale entre hommes et femmes proposent, en particulier, des mesures disproportionnées, voire contraires au principe de subsidiarité.

FEB – La FEB et la Confédération des employeurs danois soutiennent le progrès social, mais appellent les autorités européennes et nationales à prendre des mesures équilibrées qui prennent en compte les besoins des travailleurs et la compétitivité des entreprises. Seule une économie compétitive est capable de créer de la valeur ajoutée et des emplois, qui à leur tour garantissent une société prospère.

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